WORKHORSE EMPIRE de WIRE EDGE

Si la période estivale est plutôt signe de farniente et oisiveté, certains ne chôment pas. La preuve : après un travail de longue haleine, un beau matin du 4 juillet 2020, Workhorse Empire, le 1er album autoproduit du groupe Wire Edge fait son apparition.

Issu d’un duo initial de musiciens, à partir de 2010, aux influences allant du Heavy Metal à la Cold Wave, le line up final de Wire Edge s’est réuni à Paris au milieu en 2014. Leur collection de riffs et les embryons de morceaux composés au fil des ans sont devenus avec le temps Workshorse Empire, un beau bébé de 10 titres et d’une durée de 1h06.

Leur univers musical s’inspire de Mastodon, Tool ou encore la scène alternatives des années 90. On retrouve Nicolas (guitare et chant), Yann (guitare et voix), Jérémy (basse) et Franck (batterie). Oui oui, vous avez bien lu, il y a deux guitares, ce qui donne beaucoup de profondeur musicale. La voix est sombre et élégante, permettant de projeter une infinité d’émotions. Enfin, le style de batterie déconstruit et riche et n’oublions pas la basse qui forment les ingrédients de cet album qui n’attend plus que l’occasion de parvenir jusqu’à vos platines et, lorsque la situation sanitaire le permettra, d’être défendu sur scène.

Pour ma part, je trouve que c’est un album généreux et envoutant, on en prend plein les oreilles. C’est une belle réussite, tout est excellent même si j’ai quand même un titre favori (Empire). 1er opus mais on sent l’énorme travail qu’il y a derrière et la parfaite maîtrise tant vocale qu’instrumentale. Cela s’explique sûrement par les années d’expérience du groupe. Les  retours déjà parus sont unanimes et dithyrambiques. Je me rallie à l’avis général, je le classe volontiers dans le top 5 des meilleurs albums que j’ai pu écouter cette année et lui souhaite un succès mérité.

Yann a bien voulu répondre à quelques questions que je vous livre ici :

  1. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Nico et moi, nous sommes issus de formations antérieures, plutôt axées rock progressif. On a commencé à ébaucher certains titres de l’album en duo à partir de 2010. Après avoir consolidé quelques maquettes, on s’est décidé à recruter un batteur, puis un bassiste, vers 2014. A partir de cette date, on a tout remis à plat et l’album a été composé, arrangé puis enregistré. Peu après le mixage et le mastering, notre bassiste a quitté le groupe… Le line up définitif date donc de 2019, avec l’arrivée de Jeremy, peu avant la sortie de l’album.

  • Comment se passe votre travail d’écriture et quelles sont vos inspirations ?

Nous venons tous d’univers musicaux différents, de l’electro dark au death metal en passant par le rock progressif… notre musique s’enrichit de toutes ces références mais la composition des titres reste au départ un travail de guitares. Les structures des morceaux viennent majoritairement de ces structures à deux guitares qui se répondent ou se superposent. C’est la base de notre son. Les voix sont écrites par-dessus ces structures initiales. Mais c’est au cours de la mise en place des structures définitives, tous ensembles en studio, que les morceaux ont trouvé leur forme définitive.

  • Petite question par rapport à vos influences. Il existe plusieurs définitions de Cold Wave. celle qui vous inspire est-elle plus proche de la définition que l’on se fait en France (à savoir du post-punk avec l’utilisation du synthé que je ne retrouve pas dans votre album) ou de la définition américaine (plutôt rock indus).

Avec ce premier album, on a senti la nécessité d’insister sur ce qui caractérise notre son. Nico a une culture musicale très large où la cold wave (de Depeche mode en passant par le glam, le gothique des années 80, jusqu’à une forme d’indus sombre à la Nine Inch Nails) a sa part. Sa voix s’appuie largement sur des codes qui sont aussi bien ceux des deux influences que vous citez : sombre, claire, distinguée voire légèrement hautaine. On en parle comme d’une source d’inspiration qui colore notre son. Evidemment, le reste (synthé, batterie electronique, effets glam/goth) est resté à la porte de notre musique qui s’appuie essentiellement sur le metal…

  • Quels sont les thèmes abordés dans Workhorse Empire ?

Quelques soient les chansons de l’album, le thème général est toujours celui de la difficulté de la relation à l’autre. Que ce soient des relations à deux (end of the road, flies above us), des relations avec soi-même dans le miroir (coat of lies, comedian), des relations avec la société ou l’humanité en général (Empire, Mountains to defeat), voire des relations avec la spiritualité ou le divin (Plans within Plans)… les paroles ont toutes une portée symbolique qu’on peut aller chercher si on le souhaite, au-delà de ce qui est immédiatement raconté.

Nous sommes évidemment impatients que la situation sanitaire connaisse une nette éclaircie et que Wire Edge puisse s’exprimer sur scène pour notre plus grand plaisir.

Le 23 mai, nous avions déjà l’occasion de découvrir le 1er titre de cet album, End of the Road. Il donnait déjà le ton sur le futur album à venir à savoir une forte identité musicale et du haut niveau artistique. Je l’ai passé un matin sur la page pour ceux qui ne l’auraient pas encore écouté, je vous laisse apprécier en cliquant sur ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=jBcEESj3Uok&list=PL5l0zEPU8Sb9WI_AhoVV9fgCkw3id5Qd4

Pour écouter l’album, c’est ici que ça se passe : https://www.lnkfi.re/WorkhorseEmpire

Le site du groupe : https://bit.ly/wireedgeBNDCMP

Et le lien Facebook : https://www.facebook.com/wireedgeband/


 

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