CONGES MORTELS de Didier FOSSEY

En 2019, vous avez pu lire deux retours de lecture de romans écrits par Didier FOSSEY. En voici un nouveau. Encore ?? Oui, effectivement parce que, quand j’aime bien un auteur, je le suis et je lis absolument tout ce qu’il écrit ! C’est donc de Congés mortels, paru en novembre 2019 aux éditions Flamant Noir, que je vais vous parler aujourd’hui.

4ème de couverture : Juillet 1936. Corbigny, dans la Nièvre. Paul Perrin, alias « Le Bredin », un paysan, sillonne la campagne en quête de femmes qu’il agresse et tue. Peu cultivé, mais rusé, il échappe aux enquêtes de gendarmerie. La mobilisation de 1939 va lui éviter beaucoup d’ennuis… Juillet 2006. Un couple de randonneurs est retrouvé décapité sur un chemin, près de Clamecy, dans la Nièvre. L’une des victimes est le fils d’un magnat de la presse parisienne. Une autre femme disparait peu de temps après. L’affaire est confiée au commandant, Boris le Guenn, de la BAC parisienne, qui se rend sur place. Mais après quelques jours l’enquête ralentit. Les éléments trouvés ne correspondent à rien. C’est alors que Boris rencontre Fernand, l’ancien du village, celui qui perd la tête. Le vieil homme lui assure que «Le Bredin» est revenu et qu’il est le meurtrier. Le commandant va tenter d’établir un lien entre le passé sombre de la France de 1940 et l’affaire actuelle, sans imaginer jusqu’où cette enquête hors de Paris le mènera. Et si les propos du vieillard avaient un sens ?

Dans la préface, Didier FOSSEY explique que ce livre devait être sa seconde production, mais en désaccord avec son personnage, il avait préféré le laisser reposer et se consacrer à d’autres écrits. Une intervention informatique lui rappellera que Congés mortels attend bien sagement d’être réactivé. Une petite mise au point, et le recul nécessaire pour renouer avec ses personnage et voilà le retour de l’inspiration, pour notre plus grand bonheur de lecteur. Ce roman est donc son 6ème opus (un 7ème doit paraître le 18 mai 2020).

Un couple parisien, en vacances à Corbigny, est retrouvé sans vie et sans tête… Le père d’une des victimes ne veut pas que les autorités locales instruisent l’affaire, de peur qu’elles ne soient pas suffisamment efficaces. Il va faire usage de son influence pour qu’une brigade parisienne soit désignée. Cette enquête va alors conduire le commandant Boris LE GUENN dans la Nièvre. C’est au cours d’une conversation anodine que Fernand, un ancien du village, va confier à Boris que des crimes similaires avaient été commis 70 ans plus tôt. Paul PERRIN, surnommé le Bredin, était suspecté à l’époque mais personne n’avait jamais pu prouver sa culpabilité et son départ à la guerre avait mis un terme à l’enquête. Fernand est convaincu que le Bredin est revenu. Même si l’idée est un peu tirée par les cheveux, il faut explorer toutes les pistes, d’autant que les indices manquent et qu’aucun lien ne relie les victimes entre elles. C’est donc dans le flou le plus total que Boris et les autorités locales, chargées de faire la lumière sur d’autres crimes commis récemment dans le secteur, vont devoir avancer.

Cette histoire nous mène loin de Paris, c’est assez dépaysant. Ici, vous ne retrouverez pas de course poursuite ni de montées d’adrénaline pré-interpellation mais plutôt un travail de fourmi, avec calme et patience. Le résultat est tout aussi efficace et le suspense ne manque pas à l’appel, bien au contraire. J’ai bien aimé le fait que deux histoires nous soient exposées dans ce roman et l’articulation entre ces deux époques est intéressante. Encore une fois, Didier FOSSEY nous livre un polar de grande qualité et il aurait été vraiment dommage de laisser Congés mortels dormir plus longtemps.

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