MÖHRKVLTH Gwenojennoù An Ankounac’h chez Antiq Records

Chronique de Thy Nema

Formé en 2014, MOHRKVLTH est un groupe de black metal français, plus précisément breton, passionné par les légendes celtiques et l’histoire, ainsi que de vastes sujets où l’inspiration n’est pas en manque pour écrire et composer.

Après une démo et un split, MOHRKVLTH sera signé sur le label suisse Asgard Hass Productions. Ils produiront leur premier album A-Dreñv Ar Vrumenn. Le line up du combo changera, ainsi que son label, pour rejoindre Antiq Records et sortir son deuxième album, Gwenojennoù An Ankounac’h, en mai 2026. Il contient six titres pour quarante-quatre minutes de black metal aux paroles bretonnes.

Préparez-vous à pénétrer en plein cœur des terres celtes, avec le premier titre Dindan Gouloù Ar C’hroajoù Mein, à l’introduction peu rassurante puis au tempo soutenu des percussions. Les différents timbres de chants me rappellent ULVER et l’album Bergtatt, mais pas seulement, on retrouve dans cette galette moultes influences. Le groupe ne s’est jamais caché apprécier le black metal québécois et justement Noz Ar Re Grouget aurait pu être composé par FORTERESSE.  

Niveau production, la puissance de la caisse claire de la batterie apporte une brutalité aux morceaux, sans prendre le dessus sur les autres instruments. J’aurais tout de même aimé un jeu de futs moins linéaire. Les guitares, accompagnées d’une basse plutôt discrète, jouent des riffs aux mélodies qu’on retient aisément et qu’on répètera facilement sous une douche bien chaude après un séjour Aux Songes De l’Hiver.

Huit ans après A-Dreñv Ar Vrumenn, MÖHRKVLTH vient nous offrir Gwenojennoù An Ankounac’h, une œuvre qui parle de légendes, d’histoire et de mort. Alors au lieu d’écouter des groupes de metal qui chantent pour défendre les conditions déplorables de transport des crevettes, je vous conseille vivement de vous procurer le dernier MÖHRKVLTH et ainsi découvrir les histoires cachées de la Bretagne.

Laisser un commentaire