Le Squelette de Rimbaud de Jean-Michel LECOCQ

Jean-Michel LECOCQ, auteur

Avec le confinement, j’enchaîne les lectures de polars et thrillers mais j’essaye de diversifier un peu les genres. Pour cette nouvelle aventure, j’ai choisi un récit dans lequel s’immisce un peu d’Histoire. Mon choix s’est porté sur un auteur que je ne connaissais pas mais dont je me sentais proche puisqu’il est ardennais (une partie de ma famille vit dans les Ardennes). J’espérais donc y retrouver des descriptions de lieux que j’ai pu fréquenter et l’ajout d’une touche historique a piqué ma curiosité. J’ai donc débuté le roman Le Squelette de Rimbaud de Jean-Michel LECOCQ, sorti en janvier 2019 aux éditions Lajouanie, avec beaucoup d’enthousiasme.

4ème de couverture : Plus d’un siècle après sa mort, Arthur Rimbaud sème le chaos dans le département qui l’a vu naître, les Ardennes. Le maire de Charleville-Mézières, voulant fêter dignement le poète, décide de redonner un peu d’éclat au musée qui lui est consacré. Las, en préparant la nouvelle exposition, l’édile et son conseil provoquent une découverte inouïe qui va révolutionner la galaxie rimbaldienne, mais pas seulement… Une cellule de crise est mise sur pied. On va y croiser, entre autres participants, un officier de police a priori peu porté sur la poésie et un juge d’instruction en fin de carrière qui préfère Baudelaire à Rimbaud. Ce duo improbable va croiser quelques personnages bien étranges, prêts à toutes les extrémités pour éviter que le terrible secret entourant la mort de Rimbaud soit éventé. Un magistrat aussi désabusé que roublard, un enquêteur aussi entêté que perspicace et un amateur de rimes aussi expert que curieux gravitent autour du cercueil de Rimbaud. Leur intérêt pour ce “ Vilain bonhomme ” va-t-il les conduire à vivre Une saison en enfer ?

Comme indiqué dans la 4ème de couverture, l’histoire se déroule à Charleville-Mézières, ville que je connais bien. Le maire et son adjoint souhaitent agrandir le musée consacrée à Arthur Rimbaud et veulent exposer une pièce très personnelle du poète : son fémur. Malgré les contestations, la ville décide d’exhumer le corps de l’artiste qui se trouve dans le caveau familial du cimetière de l’avenue Charles Boutet. Quelle ne fut pas leur surprise lorsque l’on découvre que le corps qui se trouve dans le cercueil n’est pas celui espéré. C’est alors que va débuter une enquête menée par le lieutenant Vidal. Toutes les hypothèses sont possibles, des plus sérieuses aux plus fantasques.

J’ai été enchantée par cette lecture. Nous sommes loin du polar mettant en avant les grosses brigades avec leurs chefs exceptionnels qui trouvent le coupable au terme d’une cavalcade sanglante. Ici, nous retrouvons le calme et le flegme campagnard et ce n’était pas pour me déplaire. De plus, ce savant mélange entre Histoire et fiction dont l’auteur du Bâteau Ivre ou Le Dormeur du Val est au cœur est fort intéressant. Nous serons tentés de faire quelques recherches pour en savoir un peu plus pour démêler le vrai du faux et même se laisser emporter par les poèmes de Rimbaud au fil de nos investigations. La plume de l’auteur est juste et efficace et ce fut un vrai plaisir de le lire.

Vous pouvez suivre l’auteur sur Facebook ou sur son blog www.mafabriquedepolars.com

3 commentaires

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