Live report de Thy Nema
C’est la première fois que je mets les pieds dans cette salle de Montreuil, qui semble plutôt accueillante ; en regardant la programmation affichée, ce sont plutôt des groupes de hard core qui s’y produisent, je pense que ce soir, on va changer les habitudes des lieux.
Ce soir, il ne semble pas que la foule se soit déplacée, mais on a quand même croisé Krys de ECR.LINF parmi le public. A vue de nez, on n’est pas plus d’une centaine dans le public, on ne va pas être bousculés.
A l’affiche, on a WOEST, un groupe d’indus black metal, au look peu rassurant, leurs cagoules me rappellent un peu celles de Rorschach des Watchmen, la batterie est programmée, en fond il y a une toile cinématographique. La scène reste un peu juste pour notre quatuor, je ne suis pas certain qu’il y aurait eu la place de mettre une batterie. Niveau lights, on est très light, le groupe n’est éclairé que par les extraits noir et blanc des films projetés ; on reconnaitra parmi tant d’autres, Hellraiser, Lost Highway et, j’ai un doute, Cannibal Holocaust. Assez parlé de l’ambiance très intime créée par tous ces éléments, parlons du set que le groupe nous a concocté. Ce qui est bien avec les groupes d’indus, c’est qu’ils ne perdent de temps en bla bla entre les titres, ça s’enchaine, aucun temps mort, malgré le volume plutôt élevé, on dépasse souvent les 100 décibels, le son est très correct.
C’est toujours un réel plaisir de voir BORGNE sur scène, le groupe est accessible, proche du public, ce soir encore plus, car les loges sont plus petites que les toilettes. D’ailleurs il n’y a pas de douche du coup je me demande si le groupe va se grimer ou pas… La réponse sera bien sûr que oui, nos amis Suisses se donnent toujours à fond que ce soit devant 50 ou 50 000 personnes. Sur les planches, BORGNE utilise ses propres lights, très sobres. Au début du set, l’importance du volume toujours au-dessus des 100 décibels, est plutôt gênante, mais très vite on passe outre et le public se met en symbiose avec notre trio. Une transe générale s’opère, pas de panique on n’en est pas au point de voir des hologrammes, à trois sur scène chacun se complète. Pour finir le groupe salue son public sans un mot et quitte la scène, ceux qui ont le sachoir, sachent qu’ils ne reviendront pas, les autres espèrent.
Ça faisait plus de six années que BORGNE n’était pas venu dans l’hexagone, j’espère ne pas à avoir à attendre aussi longtemps pour les revoir, en attendant, Bornyhake et moi avons pris rendez-vous pour la fin de l’année mais cela est une autre histoire…





