NYRAK – Phoenix Mortis (français / english)

FRANCAIS

Chronique et interview par François Kärlek

Cet album m’a fait un effet incroyable, rencontre parfaite entre ce que j’aime dans le Black Metal et le meilleur qu’un groupe puisse proposer, comme s’il était entré dans mon cerveau pour faire du sur mesure.

Il y a dans ce « Phoenix Mortis », absolument tout ce que je peux aimer dans un album :


1 Un nom qui claque, ce « Phoenix Mortis » en latin, littéralement la mort du phénix, avant qu’il renaisse de ses cendres.


2 Un artwork qui donne envie, splendide image que je comprends comme un personnage déchu (un ange, une représentation humaine du phénix ?) qui semble se dissoudre, se dilater, avec un drapé du plus bel effet, fusion de couleurs dans des tons rouge/marrons aux subtiles nuances qui se marient parfaitement au logo du groupe.


3 Un style musical qui me parle, en l’occurrence du Black Metal symphonique, même si ce terme me semble réducteur. Ici cette notion symphonique ne se réduit pas à l’ajout de claviers sur du Metal mais bien une approche d’ensemble qui m’évoque la musique classique. Le morceau Phoenix Mortis I : in this void en est un parfait exemple dans sa construction, introduisant un thème progressivement qui éclate ensuite sous sa forme idéale, porté par moult cuivres et cordes. Une approche orchestrale à son apogée sur cette piste mais omniprésente durant l’album (Promethean Fire, majestueuse).


4 Un album parfaitement construit et équilibré, abordant plusieurs thèmes : la résurrection d’un monstre millenaire (Leviathan), le dépassement de soi (Promethean Fire), l’hallucination de la métamorphose (traduction de Verwandlung) de son propre corps. Et en point d’orgue le triptyque final du Phénix évoquant la déchéance, la mort, la résurrection sous une nouvelle forme. Une claire incitation à relancer l’album en boucle (perso j’suis partant !).


5 Des compositions complexes, progressives. Au sein d’un même morceau nombreuses sont les idées et variations qui relancent l’intérêt tout en conservant des points d’accroche assurant la cohérence. Leviathan est remarquable en ce sens avec son refrain massif et prenant autour duquel gravitent et s’enchaînent plusieurs thèmes qui reviennent systématiquement à ce point d’accroche initial (comme un éternel retour). Beaucoup de relief aussi d’une piste à l’autre, chacune présentant des intentions différentes et complémentaires : l’emphase de Promethean Fire, le malaise de Verwandlung.


6 Une production extrêmement moderne, cela saute aux oreilles dans le traitement de la batterie et des guitares. La batterie est d’ailleurs un sacré atout, bien souvent en blast beat mitraillette, vindicatif et destructeur, je pense ici à Armada de Keep Of Kalessin dans cette approche très fournie, excessive mais cohérente. Une belle gageure pour ne pas noyer les autres instruments. Le son de claviers est aussi ultra bien pensé, pompeux, puissant, mais jamais kitsch.


7 Des musiciens généreux dans leur proposition. Les arrangements sont impressionnants de finition. Les guitares sont tour à tour en avant ou au second plan, mais savent clairement se mettre au service des compos, comme avec cet unique et superbe solo de clôture. La batterie est inventive, avec des motifs subtils de cymbales et caisse claire qui s’ajoutent à la puissance des blasts et passage de double (sur Promethean Fire, Floods of Gilgamesh et le début de In This Void c’est flagrant). Le chant n’est pas trop en avant, intelligible et donne énormément de relief aux passages les plus émouvants par son aspect déchirant (les refrains de Phoenix Mortis I: In This Void sont beaux à en pleurer). Le vocaliste me rappelle d’ailleurs parfois Vorph de Samael dans son approche, à la fois pleine de feeling et martiale quand il le faut (In the Halls of the Aesir).

Mais tous les ingrédients aussi excellents soient-ils ne suffisent pas à faire un album de l’année sans une bonne recette.

Ce qui rend cette œuvre unique à mes yeux c’est la cohérence et l’inspiration de chaque minute, chaque seconde, de cet album. L’œuvre s’écoute avec un énorme plaisir et il est difficile de ne pas l’enchaîner d’une traite tant l’ensemble est addictif. J’ai toutes les 2/3 minutes des passages favoris que j’attends avec impatience maintenant que je le connais sur le bout des doigts (oreilles).

A la fois magistral, emphatique, puissant et émouvant, Phoenix Mortis est un déluge de bonnes idées, de plans qui tuent, qui vous embarque avec lui et ne vous lâche pas.

Un classique instantané qui devrait être vu comme un nouvel étalon de ce que peux être le Black Symphonique en 2025, sans s’enliser comme le font trop de groupes dans les références et emprunts aux maîtres du passés (Emperor, Cradle, Dimmu, Limbonic Art…)

Nyrak fait du Nyrak, c’est brillantissime et ça tue comme pas permis.

Indispensable.

INTERVIEW

PHOENIX MORTIS

On ressent un style propre à « Nyrak » sur cet album. Comment définiriez-vous votre musique ?
La musique de Nyrak est intense et complexe, mêlant black metal et éléments orchestraux et cinématographiques qui soulignent à la fois l’atmosphère et la profondeur émotionnelle. Dès le départ, notre objectif a été de créer une musique sans compromis mais cohérente, où mélodie, structure et orchestration contribuent à l’expérience globale. C’est agressif et sombre, mais toujours intentionnel ; chaque riff, chaque ligne orchestrale et chaque rythme de batterie sert l’identité de Nyrak.

Initialement un projet solo, Nyrak dispose depuis Devourer of All d’une formation complète et stable. Comment l’équipe actuelle s’est-elle constituée et quel impact a-t-elle eu sur l’évolution musicale du groupe ?
Après avoir lancé Nyrak en solo, j’ai progressivement intégré des musiciens partageant ma vision et capables de la concrétiser. Avoir un groupe complet nous a également permis de jouer en live. Lors de la composition, la contribution de plusieurs personnes et les ajustements qu’elles apportent sont essentiels. J’écris généralement la structure principale des morceaux (guitares, mélodies, orchestrations), puis nous les retravaillons ensemble pour identifier les points à modifier. Bram s’occupe des lignes de batterie et Lukas des paroles.

Votre nouvel album, Phoenix Mortis (2025), représente un bond en avant considérable en termes de production et de complexité par rapport à votre premier album, Malus, sorti en 2022. Comment avez-vous amélioré votre processus créatif ces dernières années ?
Merci. Nous avons une vision très claire de l’avenir de Nyrak. Après chaque album, nous analysons les points à améliorer. Par exemple, après Devourer of All, nous avons accentué l’agressivité et la vitesse de nos morceaux, et l’orchestration est devenue plus sombre.
Depuis l’EP Faceless Tyrant, nous collaborons également avec Wannes Verschoren, qui se charge du mixage. Il nous aide à traduire nos idées en une production équilibrée et aboutie.

L’album est complexe ; il m’a fallu plusieurs écoutes pour en saisir pleinement certains aspects (variations de batterie et la structure des morceaux). Cette complexité est-elle volontaire ?
Notre point de départ a toujours été notre direction musicale, sans chercher à être complexes, accrocheurs ou quoi que ce soit d’autre. En fait, c’est un beau compliment que notre musique reste captivante même après de nombreuses écoutes. Nous recevons systématiquement des réactions très positives au nouvel album lors de nos concerts.

J’ai l’impression que le triptyque de Phoenix Mortis emprunte des éléments à la musique classique. Est-ce exact ?
Absolument. La musique classique, et plus particulièrement des œuvres comme le Requiem de Mozart ou ce que fait Satie, a influencé ma composition. Ma manière de construire la tension, les différentes strates et l’émotion est clairement inspirée de la musique classique. Le triptyque de Phoenix Mortis reflète consciemment ces principes : les passages se développent progressivement, passant de sections délicates et raffinées à des apogées épiques et intenses. Les influences classiques sont fondamentales pour Nyrak depuis ses débuts et guident l’orchestration et l’utilisation des mélodies.

Quelles sont vos autres influences notables (musique, cinéma, art) ?
Outre la musique classique, nous puisons notre inspiration dans les bandes originales de films et de jeux vidéo, l’imagerie de l’horreur et de la dark fantasy, ainsi que dans le black metal atmosphérique des années 90. Des groupes comme Emperor, Immortal et Marduk demeurent des influences majeures, notamment pour nous inculquer l’importance de l’intensité, de l’atmosphère et d’une expression sans compromis. Les références cinématographiques et orchestrales guident la manière dont nous façonnons le drame et l’émotion dans nos compositions, conférant à notre musique une dimension à la fois black metal et cinématographique.

Quels sont les thèmes principaux de Phoenix Mortis ?
Toutes les paroles sont écrites par Lukas Risbourg. L’album est un voyage conceptuel à travers la mythologie, l’autodestruction et la renaissance, avec le cycle de destruction et de résurrection en son cœur. Chaque chanson contribue à ce récit thématique, renforçant la cohérence conceptuelle de l’album.

Pouvez-vous nous parler de l’illustration et de son créateur ?
L’illustration de Phoenix Mortis traduit visuellement l’atmosphère et le concept de l’album, évoquant la décomposition, la transformation et la tension entre destruction et renaissance. Nous avons de nouveau collaboré avec Belial NecroArts, qui a parfaitement compris notre vision et l’a traduite dans l’image finale. Son style abstrait et suggestif permet aux spectateurs d’interpréter ce qui se passe et les émotions que cela suscite, tout en soutenant l’identité et le concept de Nyrak.

LIVE

J’ai vu beaucoup de vidéos en direct, et la reproduction des morceaux est très fidèle. Est-ce un travail colossal, ou êtes-vous simplement incroyablement talentueux ?
Haha, pour nous, il est primordial d’offrir un spectacle impeccable et de grande qualité. Nous consacrons énormément de temps à la préparation de nos performances grâce aux répétitions. Notre batteur utilise également un métronome, ce qui garantit une synchronisation parfaite tout au long des morceaux.

Les concerts sont-ils importants pour vous en tant que musiciens ?
Absolument. Jouer en live apporte une énergie et une immédiateté qu’on ne retrouve pas en studio. La puissance des morceaux devient plus palpable, et l’interaction avec le public ajoute une autre dimension. Pour nous, la scène et le studio se complètent.

Quelles ont été vos meilleures ou plus drôles expériences de concert ?
Les meilleurs moments sont ceux où tout s’harmonise : l’énergie entre le groupe et le public est palpable et la musique résonne pleinement. Notre tournée en Europe de l’Est en novembre a été intense, avec 10 concerts en 10 jours et 7 000 kilomètres parcourus, mais aussi incroyablement enrichissante. Les différences culturelles et sociales ont apporté un nouvel éclairage, et les moments les plus drôles naissent souvent de problèmes techniques inattendus ou d’interactions spontanées avec le public.

LE FUTUR DE NYRAK

Y a-t-il un endroit où vous rêveriez de vous produire ?
Pour moi, tout lieu où le public est attentif et réceptif est idéal. Nous espérons développer davantage Nyrak en Europe et au-delà, mais le lien avec le public est ce qui compte le plus.

Pensez-vous déjà à une suite à Phoenix Mortis ?
Oui. En fait, j’écris presque constamment de nouveaux morceaux. Je travaille actuellement sur le prochain album, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année. Nous avons hâte de poursuivre l’aventure après Phoenix Mortis.

Le dernier mot vous appartient.
Nous espérons poursuivre notre développement avec Nyrak et renforcer notre présence en Europe. C’est également gratifiant de voir notre communauté de fans s’agrandir progressivement.

ENGLISH

NYRAK – Phoenix Mortis

By François Kärlek

This album had an incredible effect on me, a perfect blend of what I love about Black Metal and the very best a band can offer, as if it had entered my mind and been made for me.

« Phoenix Mortis » contains absolutely everything I can love in an album:


1. A striking name, « Phoenix Mortis » in Latin, literally the death of the phoenix, before it rises from its ashes.


2. Enticing artwork, a splendid image that I interpret as a fallen figure (an angel, a human representation of the phoenix?) that seems to dissolve, expand, with a beautifully draped effect, a fusion of colors in shades of red and brown with subtle nuances that perfectly complete the band’s logo.


3. A musical style that resonates with me, namely symphonic black metal, even if that term seems reductive. Here, the symphonic aspect isn’t simply about adding keyboards to metal, but rather a holistic approach that evokes classical music. The track « Phoenix Mortis I: In This Void » is a perfect example in its construction, gradually introducing a theme that then explodes into its ideal form, carried by a profusion of brass and strings. An orchestral approach at its peak on this track, but omnipresent throughout the album (the majestic « Promethean Fire »).


4. A perfectly constructed and balanced album, addressing several themes: the resurrection of a millennia-old monster (« Leviathan »), self-transcendence (« Promethean Fire »), the hallucination of a body metamorphosis (translation of « Verwandlung »). And as a climax, the final triptych of « Phoenix » evokes decay, death, and resurrection in a new form. A clear incentive to play the album on repeat (personally, I’m in!).


5. Complex, progressive compositions. Within a single track, numerous ideas and variations reignite interest while maintaining hooks that ensure coherence. Leviathan is remarkable in this regard, with its massive and catchy chorus around which several themes gravitate and intertwine, systematically returning to this fondation of the song (like an eternal return). There’s also a great deal of variation from one track to the next, presenting different and complementary intentions: the emphasis of Promethean Fire, the unease of Verwandlung.


6. An extremely modern production, immediately apparent in the treatment of the drums and guitars. The drums are a real asset, often in machine-gun-like blast beats, vindictive and destructive; I’m thinking here of Keep Of Kalessin’s Armada in this very dense, excessive yet coherent approach. A real feat to avoid drowning out the other instruments. The keyboard sound is also extremely well thought out, bombastic, powerful, but never kitschy.


7. The musicians are generous in their offering. The arrangements are impressively polished. The guitars alternate between being prominent and secondary, but clearly serve the compositions, as with the superb closing solo. The drumming is inventive, with subtle cymbal and snare patterns that complement the power of the blast beats and double bass drum sections (this is particularly evident on « Promethean Fire, » « Floods of Gilgamesh, » and the beginning of « In This Void »). The vocals are clear, and add tremendous depth to the most moving passages with their heart-wrenching quality (the choruses of « Phoenix Mortis I: In This Void » are breathtakingly beautiful). The vocalist sometimes reminds me of Vorph from Samael in his approach, which is both deeply felt and martial when necessary (« In the Halls of the Aesir »).

But even the best ingredients aren’t enough to make an album of the year without a solid recipe. What makes this work unique in my eyes is the coherence and inspiration of every minute, every second, of this album. It’s an immense pleasure to listen to, and it’s difficult not to listen to it straight through, so addictive is the whole thing.

Every two or three minutes, I have favorite passages that I eagerly anticipate now that I know it by heart (or rather, by ear). At once masterful, emphatic, powerful, and moving, Phoenix Mortis is a deluge of great ideas, of killer tracks, that sweeps you away. An instant classic that should be seen as a new benchmark for what Symphonic Black Metal can be in 2025, without getting bogged down like too many bands in references and borrowings from past masters (Emperor, Cradle, Dimmu Borgin, Limbonic Art…).

Nyrak is so solid that comparisons are pointless: this album is brilliant and absolutely killer.

A must have of 2025.

INTERVIEW

PHOENIX MORTIS

We can really feel the “Nyrak” style on this album. How would you define your music?
Nyrak’s music is intense and layered, combining black metal with orchestral and cinematic elements that emphasize both atmosphere and emotional depth. From the start, our goal has been to create a sound that is uncompromising but coherent, where melody, structure, and orchestration all contribute to the larger experience. It’s aggressive and dark, but always purposeful; every riff, orchestral line, and drum pattern serves the identity of Nyrak.

Initially a solo project, but since Devourer of All the lineup has been complete and stable. How did the current team come together, and what impact has it had on Nyrak’s musical development?
After starting Nyrak as a solo project, I gradually added musicians who shared the vision and could help bring it to life. Having a full band also allowed us to perform live. In the writing process, it’s invaluable to have multiple people contributing and adjusting where necessary. I usually write the core of the songs—guitars, melodies, structure, orchestrations—and then we review as a band where adjustments are needed. Bram handles the percussion, and Lukas takes care of the lyrics.

Your new album, Phoenix Mortis, represents a huge step forward in production and complexity in a short time since your debut Malus in 2022. How have you improved your process over the past few years?
Thank you. We have a very clear vision for where we want Nyrak to go. After each album, we evaluate what could be improved. For example, after Devourer of All we added more aggression and speed to our songs, and the orchestration became darker. Since the Faceless Tyrant EP, we’ve also been working with Wannes Verschoren, who handles the mixing. He helps translate our ideas into a balanced and polished sound.

The album is complex; it took me several listens to fully grasp some aspects (like multiple drum variations and track structures). In a time when listeners want something immediate and catchy, aren’t you afraid of losing potential audience because Nyrak might be considered too “intellectual”?
Our starting point has always been our musical direction, not trying to be complex, catchy, or anything else. In fact, it’s a nice compliment that our music remains engaging even after multiple listens. We consistently receive very positive reactions to the new album during shows.

I get the impression that the triptych in Phoenix Mortis borrows elements from classical music. Is that correct?
Absolutely. Classical music, particularly works like Mozart’s Requiem or Satie, has influenced my songwriting. The way I build tension, layers, and emotion has a clear connection to classical music. The triptych in Phoenix Mortis consciously reflects these principles: passages build gradually, moving from delicate, refined sections to epic and intense climaxes. Classical influences have been a foundation for Nyrak from the start and guide orchestration and melody usage.

What are your other notable influences (music, movies, art)?
Beyond classical music, we draw from film and game scores, horror and dark fantasy imagery, and atmospheric black metal from the ’90s. Bands like Emperor, Immortal, and Marduk remain key influences, particularly in teaching the importance of intensity, atmosphere, and uncompromising expression. Cinematic and orchestral references guide how we shape drama and emotion in the compositions, making the music both black metal and cinematic in scope.

What are the main themes in Phoenix Mortis?
All lyrics are written by Lukas Risbourg. The album is a conceptual journey through mythology, self-destruction, and rebirth, with the cycle of destruction and resurrection at its core. Each song contributes to this thematic story, reinforcing the conceptual cohesion of the album.

Can you explain the artwork and who created it?
The artwork for Phoenix Mortis visually translates the album’s atmosphere and concept, evoking decay, transformation, and the tension between destruction and rebirth. We collaborated again with Belial NecroArts, who perfectly understood our vision and translated it into the final image. His abstract and suggestive style allows viewers to interpret what is happening and the emotions it evokes, while supporting Nyrak’s identity and concept.

LIVE

I’ve seen many live videos, and the reproduction of the tracks is very accurate. Is this a lot of work, or are you just incredibly talented?
Hahaha, for us it’s extremely important to deliver a tight and high-quality show. We put a lot of time into preparing our performances through rehearsals. Our drummer also uses a click track, which ensures tight timing throughout the songs.

Are live performances important for you as musicians?
Absolutely. Playing live provides energy and immediacy that you don’t get in the studio. The power of the songs becomes more apparent, and interacting with the audience adds another dimension. For us, the stage and studio complement each other.

What have been your best/funniest concert experiences?
The best moments are when everything comes together: the energy between band and audience clicks and the music lands completely. Our Eastern Europe tour in November was intense, with 10 shows in 10 days and 7,000 kilometers traveled, but it was also incredibly rewarding. Cultural and social differences added perspective, and the funniest moments often come from unexpected technical problems or spontaneous interactions with the audience.

THE FUTURE OF NYRAK

Is there a place you’d dream of performing?
For me, any place where the audience is engaged and receptive is ideal. We hope to expand Nyrak further in Europe and beyond, but the connection with the audience is what matters most.

Are you already thinking about a follow-up to Phoenix Mortis?
Yes. In fact, I am almost continuously writing new material. I am currently working on the next album, which is planned for release by the end of this year. We’re looking forward to continuing the journey after Phoenix Mortis.

The final word is yours.
We hope to continue growing with Nyrak and to further establish our presence in Europe. It’s also rewarding to see our fanbase gradually expand.

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