
Live report de Thy Nema (texte principal), Julien Schmitt Laroche et Adeline
Un petit commando de la team SBUC était venu participer à l’événement, on est arrivés en nombre à Crosne en Essonne : Adeline, François, Julien, et Thy Nema. Nous étions aussi en très bonne compagnie, car avec notre petite équipée, il y avait aussi les membres de HRAD, Rohkrao, Septev, Erroiak et même Sab Maggot, qui fait certains vocaux dans l’ombre. Ce samedi, le festival s’annonçait complet, en effet, vu l’affiche il aurait été dommage de s’en priver. Pour ceux qui souhaitaient nous rencontrer ou simplement échanger, nous avions annoncé, sur quelques réseaux, l’endroit où on pouvait nous trouver.
Dès l’entrée, nous sommes accueillis par une boulangerie qui propose pas mal d’encas aussi appétissants les uns que les autres, d’ailleurs son stock sera liquidé avant la fin de la soirée, pour le plus grand malheur de tous. Mon petit rituel de début de concert s’impose : un petit passage aux stands de merch, on a du beau monde coté boutiques, on trouve les stands des Editions Des Flammes Noires, Adipocère, Frozen records, ev pov666, librairie Vagabunda, Vitriole Zine et J’t’aime pas.
Adeline : Avec la présence de Faustinement Bon, on sait qu’on va se régaler les papilles. Les pâtisseries et les sandwiches étaient sataniquement bons et aux couleurs de l’évènement. Dans l’espace d’entrée, nous retrouvons également les sublimes œuvres de Vincent FOUQUET, ainsi que le merch officiel Douceur Noire (dont Vincent a créé l’artwork).
Place au premier groupe de la soirée, avec PIEURE, le bourreau est sur l’échafaud, il compte bien recevoir le soutien du public car oui, il a la lourde tâche d’ouvrir le festival. Dès les premiers titres il fait l’unanimité. Il est certain que le combo est bien rodé, je suis impressionné par le jeu du bassiste sans médiator : son jeu apporte une certaine chaleur sans en retirer la moindre noirceur.
Julien : J’ai juste entendu le dernier morceau. Dommage ça avait l’air bien.
Adeline : L’avantage depuis les stands, où je me trouvais avec les Editions des Flammes Noires, est qu’on entendait distinctement ce qui se jouait sur scène. Prêtant une oreille attentive à ce groupe d’ouverture de festival, j’ai particulièrement apprécié leur set. Le son était parfait (pas trop fort, contrairement au Mennecy Metal Fest où je trouve le son assourdissant).
Arrivent ensuite LES BÂTARDS DU ROI. Après une petite intro, le trio monte sur scène, deux guitares et un batteur, parmi eux, on peut supposer deux bâtards et le fils légitime, car la rivalité instrumentale et vocale ne fait aucun doute et cela fait partie intégrante du spectacle, appuyée par les duels entre chant clair et chant criard.
Julien : Pour moi LA découverte de ce fest. J’en avais un peu entendu parler sans y prêter grande attention mais force est de constater que j’étais passé à côté d’un groupe très intéressant. Ils arrivent dans leurs habits de scène et nous proposent leur black metal mélodique de très bonne facture. Les mélodies sont bien trouvées et brillamment exécutées et les différents chants se mêlent très bien. Vu la queue après leur prestation sur leur stand de merch, je ne suis pas le seul à avoir apprécié.
Adeline : On peut le dire, ce groupe nous a tous mis une énorme mandale ! Sans doute un des meilleurs concerts de la soirée !
On continue avec USQUAM et on vous aura prévenu, rentrez chez vous car c’est la guerre… Malgré l’absence de batteur, le groupe occupe plutôt bien l’espace. Ils rencontrent toutefois des petits problèmes au niveau du son d’une guitare, mais on remarquera surtout le très bon niveau technique des musiciens. Attention à Jessie la chanteuse, car sa performance vocale pourrait rendre jalouse ses rivales.
Adeline : J’avais eu l’occasion de les voir jouer l’année précédente sur un autre festival. C’est vrai que ça envoie du lourd. Le groupe a pris le parti de ne pas avoir de batteur sur scène, c’est dommage car je trouve que cela retire un peu de cachet à la prestation et me fait préférer l’écoute de l’album à la scène. Cependant, les membres font super bien le job et nous emmènent dans leur univers dès l’ouverture du set.
VERSTATILE nous offre un spectacle autant musical que visuel, tous nos sens sont sollicités. Pendant le show, il y a une petite distribution de masques au public des premiers rangs, comme lors de cérémonies secrètes, pour permettre d’assurer l’anonymat de chacun. De retour sur les planches, Jessie d’USQUAM sera invitée à pousser la chansonnette avec ses amis sur un titre.
Adeline : Vus au Motoc l’été dernier, ils m’avaient littéralement scotchée. J’adore leur show et je trouve que cela va bien au-delà, ils nous racontent une histoire et nous sommes suspendus le temps du set à leurs lèvres. Quand tu entendras la clochette, tourne la page…
Julien : Ça nous amène à CATAEDES ! Pour se reposer avant la suite, CATAEDES propose des contes accompagnés de touches musicales. Ils invitent le public à s’assoir pour profiter de ce moment hors du temps. J’ai eu la chance ensuite d’échanger avec le musicien et tête pensante de Dorminn qui a sorti un très bon deuxième album associé d’un livre où il revient sur l’origine du projet et sur sa démarche.
Adeline : Depuis le stand, je n’ai malheureusement pas pu entendre la totalité de cette prestation. Le son était vraiment intimiste et c’était à peine un petit chuchotement de notre côté de la scène. Toutefois, j’ai adoré l’idée d’intégrer cette respiration durant le festival.
Tout dans l’efficacité, RUYNN nous propose un mélange de parties rapides et de parties plus lentes, à la batterie on retrouve la même recette avec du blast ou une batterie très percutante. Ce soir, j’ai trouvé ma douceur noire lors d’une partie basse batterie, puis s’ajoute à cette symphonie le tapping du guitariste chanteur, il y a même un côté jazzy que je ne trouve pas du tout déplaisant.
On se souviendra que le groupe a rencontré des problèmes de retour, j’en profite pour saluer le batteur qui sans rien entendre, a joué jusqu’à un couac en plein milieu d’un titre. Malgré cela, le public, dans sa bienveillance, encouragera notre ami derrière ses futs.
Adeline : OK, quand il s’agit de RÜYYN, je suis presque en transe. J’aime déjà énormément sur album mais sur scène, cette sensibilité à fleur de peau est exacerbée et le groupe nous le fait bien ressentir. Clairement, le meilleur concert de la soirée parce que chargé d’émotions.
Il est temps pour moi de me sustenter, et ça tombe bien, au bar, ils proposent des pâtes, de quoi me rendre heureux, des pâtes et MORTIS MUTILATI. Le set que nous propose le groupe est bien meilleur, que le dernier que j’ai vu au Winter Rising Fest.
Julien : Le combo francilien est là pour remplacer au pied levé Pensée Nocturne ayant eu un problème de batteur. Amateur du groupe, c’est donc avec grand plaisir que j’ai assisté à leur show. Leur black metal se déverse en de longs morceaux mélodiques et entêtants qui nous emmènent dans un autre monde. Le prochain album devrait sortir très prochainement et j’ai hâte de l’écouter.
Adeline : Découverte totale pour moi, je ne connaissais pas et après cet excellent set, je ne suis pas près d’arrêter d’écouter.
La fête continue avec nos amis du Cantal, je parle bien sûr d’AORLHAC. Je suis impressionné, à chaque fois que je les vois, par le minimalisme de leur batterie et de ce que le batteur arrive à faire avec. Une forme de complicité s’opère entre le public et le chanteur, ce dernier plaisante et invite même ceux qui connaissent les paroles à chanter. Oui, AORLHAC reste une valeur sûre lorsqu’ils sont sur les planches.
Julien : Aorlhac est toujours intéressant à voir en concert car le groupe est mu par une énergie intense qui rend leur musique encore meilleure que sur album. Si vous aimez leur black metal mélodique, allez les voir en concert car c’est dans ces conditions que Aorlhac prend tout son sens.
Adeline : Je rejoins l’avis des copains, Aorlhac sur scène, c’est quelque chose ! Ils sont habités et ils nous embarquent dans leur monde. Je préfère donc les voir sur scène qu’écouter en album pour le partage d’énergies.
Je profite du passage de BLISS OF FLESH pour aller me reposer les yeux, car les stroboscopes m’ont bien fait morfler, de plus, comme si un seul n’était pas suffisant, au niveau des lights, il y en a deux !
Adeline : Excellent concert ! On en a pris plein les oreilles et les yeux.
Dernier groupe, venu pour fêter ses 20 ans de carrière, TEMPLE OF BAAL nous propose une petite rétrospective de leur histoire. S’étant blessé, le batteur du groupe a été remplacé ; apprendre un set en très peu de temps n’est pas une mince affaire, alors bravo ! Chacun des membres se donne à fond, comme à son habitude, pour son public. On a un set très rock n roll, avec des titres aux influences de Freezing Moon de MAYHEM, ou Black Metal de VENOM.
Adeline : Chapeau au batteur remplaçant ! Le groupe clôture à merveille cette fabuleuse journée. Mes rétines ont survécu non sans mal, mais j’ai le cœur ravi.
CONCLUSION
Julien : Une fois de plus merci à Musikö Eye pour ce superbe festival.
Adeline : Pour cette troisième édition, Musikö Eye nous a proposé une affiche d’enfer ! On note une énorme évolution sur la durée car l’année dernière, le festival débutait en fin d’après-midi. Cette fois, nous avons pu profiter de quelques heures supplémentaires de concerts. On peut souligner aussi que cet évènement attire de plus en plus de monde car c’était sold out. La configuration de l’espace était parfaitement délimitée, permettant une fluidité de circulation. Un grand merci aussi aux artistes qui sont venus déambuler au milieu de la foule pour discuter avec le public. Et enfin, un immense merci à toute l’équipe de l’organisation et aux bénévoles qui ont été aux petits soins pour nous apporter confort, nourriture, boissons et sécurité.
A l’année prochaine !



















































