
Live report de Thy Nema
Premier concert de 2026 et je pressens une année riche, c’est dimanche et pour ceux qui ont le courage d’aller au fin fond du 77, il y a un concert de black metal ! Il faut savoir qu’à cause de travaux, le RER ne circule pas et il faut alors se taper une navette de remplacement… donc un sacré périple avant d’arriver à L’EMPREINTE. Heureusement la gare routière est juste en face.
Le son de cette salle, malgré quelques difficultés liées au direct et dont je parlerai plus tard, est vraiment bon, on peut rencontrer les groupes aux stands de merch ou au milieu du public, si on souhaite avoir des instants « groupies » …
Dès l’ouverture de la salle, je fais mon petit rituel habituel, je passe voir le merch, je constate que lui aussi a subi une augmentation, mais bon quand on aime on ne compte pas. Le spectacle va commencer alors faut pas trop trainer, j’irai peut-être me prendre un soft plus tard entre deux groupes, en plus les barmans sont sympas.

SANITY monte sur les planches pour nous accueillir en bonne et due forme : Il n’y a pas de bassiste sur scène mais deux guitaristes, une batterie et le chanteur.
« Bonsoir nous sommes SANITY, ce sont les seuls mots en français qu’on connaît ». Le groupe est vraiment ravi d’ouvrir en nous racontant une petite histoire d’une interview que je n’ai pas vraiment compris, mais ça avait l’air marrant. Le set commence donc, on est dans l’univers pagan metal avec un chant tenor assuré par le guitariste qui, parfois, souffre un peu, tandis que derrière ses futs, le batteur a la banane, il s’éclate vraiment et ça fait plaisir à voir. Ça me rappelle, par beaucoup d’aspects, du viking metal ; le chanteur nous propose vraiment une palette de chants différents, du caverneux, clair et même criard. Du coup je sens le public un peu partagé : une portion, dont je fais partie, va apprécier tandis qu’une autre va trouver que les morceaux sont trop décousus et que le style n’est pas cohérent.
Entre chaque titre on nous annonce le titre joué, du coup j’ai ma setlist…
The Trompette – The Kingdom – Babylon – Thousand Years.

L’arrivée de HALLS OF OBLIVION se fait sans trop attendre, le groupe nous propose un premier titre plutôt mélodique, mid tempo, ajouté à cela les lights bleus, s’installe alors une ambiance sombre et froide à la fois.
A partir du second titre le combo retire les capuches et détache les cheveux, on comprend qu’on va passer aux choses sérieuses. Ça joue vraiment bien, des solos de guitare, tappings en veux-tu en voilà. Le niveau technique est excellent, ça donne plaisir à écouter avec cette très bonne qualité de son. Cette fois nos Allemands d’HALLS OF OBLIVION ont mis tout le monde d’accord.


HATE entame son set par un solo de batterie ; après la prestation précédente, il ne faudrait pas refroidir le public et donc ça commence fort. Nous avons sur scène un black puissant, il n’est pas difficile de ressentir les influences de BEHEMOTH car, eux aussi, viennent de Pologne.
Le quatuor offre autant un spectacle musical avec la chorégraphie qui va avec, comme si chaque moment avait été répété pour obtenir le résultat précis, de même pour le visage où aucune émotion ne transparait, leur maquillage faisant l’effet d’un masque d’argile.


Arrive ARKONA, le groupe pour lequel je me suis déplacé, j’avoue que j’apprécie plus le dernier album Kob’ que Khram, mais bon revenons à notre concert…
Sans surprise la montée sur les planches se fait avec le premier titre de l’album Izechenie, Nachalo. L’ambiance est sombre, peu de light en ce début de show. Ce soir ARKONA nous propose un set sans fioriture ni instruments divers. Je trouve ça un peu dommage, car j’aime bien le pipeau metal que proposait nos amis russes au début de leur carrière. Cela n’enlève rien, Masha la chanteuse a toujours autant d’énergie. Elle met le public dans sa poche et perso je me régale, on ne s’ennuie pas. Ce petit bout de femme domine la salle par sa prestance et son charisme. Puis arrive le titre le plus attendu, Goi, Rode, Goi ! où les light sont semblables aux éclairs d’une tempête en pleine mer. Un set bien court à mon goût mais il faut laisser place à la tête d’affiche…


Après une longue pause, le temps de faire les installations diverses, on allume les trente-six chandelles et que la messe commence ! PATRIARKH monte sur les planches, ils sont sept, dont deux guitares à neuf cordes si j’ai bien compté, un batteur, le chanteur et trois choristes, pas de bassiste. Côté vestimentaire certains sont vêtus de noir, les autres en blanc et on ne voit le visage de personne.
La prestation du groupe sera un peu gênée par quelques petits problèmes de son au niveau des enceintes des guitares ; cela s’était produit avec HATE, mais semble vraiment s’accentuer et provoque à plusieurs reprises des coupures de son. Grâce à l’intervention de l’intendance, ça semble se régler.
PATRIARKH, avant chaque titre, fait un sermon à son auditoire venu des quatre coins du pays.
Après deux titres, la petite choriste quittera la scène pour revenir avec une tenue vestimentaire différente pour clore la première partie du set.
En deuxième partie du show, les titres s’enchainent sans répit. On a même l’impression que les membres ne prennent même pas le temps de boire et il n’y a plus de sermon entre chaque morceau. Tant qu’il reste des chandelles allumées, PATRIARKH joue pour le plus grand plaisir de tous. Pour remercier son public les choristes feront une distribution d’une paire de chandelles car oui ce soir le public s’est déplacé pour assister à cette messe… reste à en définir sa couleur.
Setlist : Wierszalin I à V – Wierszalin VIII – Wieczernia – Powieczerje – Polunosznica – Utrenia – Liturgiya.
